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Entre alertes de sécurité, réunions stratégiques et veille technologique, comment s’organise le quotidien de ces sentinelles du numérique ? Plongée dans la journée type d’un Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information (RSSI) dans le secteur financier, où la conformité aux normes ISO 27001 et au règlement DORA est devenue incontournable.

Témoignage concret

« 6h30, mon téléphone vibre. Une alerte de niveau 2 sur notre système de détection d’intrusion. Je me connecte immédiatement pour évaluer la situation avant même de prendre mon café. Après vérification, il s’agit d’une fausse alerte liée à une mise à jour système mal paramétrée. Je contacte rapidement l’équipe d’exploitation pour ajuster les règles de détection. Ce genre d’incident mineur est presque quotidien, mais il faut systématiquement vérifier – nous ne pouvons pas nous permettre de négliger un signal. »

Thomas Mercier, RSSI dans une entreprise de taille intermédiaire du secteur financier depuis cinq ans, commence rarement ses journées de manière conventionnelle. À 42 ans, ce professionnel aguerri jongle quotidiennement entre urgences opérationnelles, vision stratégique et conformité réglementaire.

Dans le secteur financier, nous sommes soumis à des exigences particulièrement strictes. Si l’ISO 27001 constitue notre socle de base en matière de sécurité de l’information, le règlement DORA, en vigueur depuis janvier 2025, nous impose des obligations supplémentaires spécifiques en matière de résilience opérationnelle numérique. Cette double contrainte structure l’ensemble de mon travail au quotidien.

Arrivé au bureau vers 8h15, Thomas commence par un rituel immuable : la revue des incidents de la nuit. « Notre SOC fonctionne 24/7, et chaque matin, je passe en revue leur rapport. C’est la première étape essentielle pour comprendre ce qui s’est passé pendant mon absence. »

Une fois cette revue terminée, Thomas consacre une demi-heure à sa veille cybersécurité via VigiFidens. « Ce service de veille réglementaire et technologique fait partie intégrante de ma routine matinale. Bien plus qu’un simple agrégateur d’informations, VigiFidens analyse et contextualise les nouvelles menaces, vulnérabilités et évolutions réglementaires. Cette veille me permet d’ajuster mes priorités en fonction des dernières alertes et de partager les informations pertinentes avec mon équipe. »

Vers 9h15, Thomas ouvre APOS, la plateforme de pilotage du SMSI de l’entreprise. « APOS est notre solution pour gérer efficacement la double conformité ISO 27001 et DORA. L’outil nous permet de visualiser clairement nos obligations et de suivre nos KPIs de conformité. Alors que l’ISO 27001 nous fournit un cadre solide pour notre SMSI, DORA y ajoute des exigences spécifiques comme la notification des incidents majeurs dans les 24 heures, les tests annuels de résilience opérationnelle et la gestion renforcée des prestataires TIC. Sans un outil comme APOS, la gestion de ces multiples obligations serait un véritable casse-tête. »

La matinée se poursuit par une réunion avec son équipe de six personnes, suivie d’une heure consacrée aux sollicitations internes. « Les équipes métiers me contactent régulièrement pour évaluer la sécurité d’un nouveau projet ou d’un fournisseur. Mon rôle n’est pas d’être un frein, mais un facilitateur qui intègre la sécurité dès la conception des projets. »

Gestion des priorités

La gestion des priorités représente sans doute le plus grand défi quotidien pour un RSSI. Dans un environnement où les menaces évoluent constamment et où les ressources sont limitées, savoir où concentrer ses efforts devient un art.

Sa journée est généralement structurée autour de trois types d’activités :

  • Les tâches opérationnelles représentent environ 30% de son temps : gestion des incidents, supervision des contrôles de sécurité et réponses aux demandes urgentes.
  • Les activités tactiques occupent 40% de son agenda : avancement des projets de sécurité, revues de conformité et interactions avec les autres départements.
  • La dimension stratégique mobilise les 30% restants : veille sur les menaces émergentes, évolution de la stratégie de sécurité et échanges avec la direction générale.

« L’équilibre est fragile, » confie-t-il. « Une crise peut rapidement faire basculer toutes mes priorités. L’an dernier, lors d’une tentative d’attaque par ransomware, j’ai passé trois jours complets en gestion de crise, sans pratiquement dormir. »

Outils et méthodes

Le RSSI moderne s’appuie sur un arsenal d’outils technologiques et méthodologiques pour mener à bien sa mission. Dans le bureau de Thomas, trois écrans affichent en permanence différents tableaux de bord.

« Mon cockpit de sécurité comprend plusieurs éléments essentiels, » détaille-t-il. « D’abord, notre SIEM qui centralise les événements de sécurité de toute notre infrastructure. Ensuite, notre plateforme de gestion des vulnérabilités. Enfin, APOS, notre solution de pilotage du SMSI, qui me permet de suivre notre niveau d’adhérence aux différentes réglementations et normes de sécurité. »

Thomas apprécie particulièrement l’efficacité d’APOS pour la gestion de sa conformité : « Avant, nous utilisions des fichiers Excel qui étaient sources d’erreurs. Avec APOS, nous avons centralisé toutes nos données de conformité dans un outil intuitif qui nous offre des tableaux de bord personnalisables. C’est devenu un allié stratégique pour simplifier nos processus et maintenir notre conformité à l’ISO 27001 et à DORA. »

La communication constitue également un outil essentiel dans l’arsenal du RSSI. « J’ai appris à adapter mon discours selon mes interlocuteurs. Avec les équipes techniques, je parle vulnérabilités et contrôles. Avec les métiers, je traduis en termes d’impact business. Avec la direction, je présente les risques et opportunités en langage financier et stratégique, en soulignant notamment les risques réglementaires liés à DORA. »

Défis quotidiens

À 16h30, alors que notre entretien touche à sa fin, le téléphone de Thomas sonne. Un collaborateur signale avoir reçu un email suspect potentiellement frauduleux. La réaction est immédiate.

C’est exactement le type de situation où la rapidité d’intervention est cruciale. DORA nous impose de notifier les incidents majeurs dans les 24 heures suivant leur détection. Il est donc essentiel d’évaluer rapidement la gravité de chaque alerte.

Cette interruption illustre parfaitement les défis quotidiens auxquels font face les responsables cybersécurité :

  • La gestion de l’incertitude constitue un défi permanent. « Nous travaillons dans un environnement où la menace est invisible jusqu’à ce qu’elle se manifeste. »
  • L’équilibre entre sécurité et activité représente un exercice délicat. « Notre mission est de protéger sans entraver. »
  • La pénurie de compétences en cybersécurité complique également la tâche. « Recruter et fidéliser des talents est un combat permanent. »
  • L’évolution constante des menaces et des réglementations oblige à une adaptation permanente.

À 19h, après avoir vérifié une dernière fois les alertes en cours et préparé les priorités du lendemain dans APOS, Thomas s’apprête à quitter le bureau. « Je reste joignable en cas d’urgence, bien sûr. Dans notre métier, on n’est jamais vraiment déconnecté. »

Conclusion

La journée type d’un responsable cybersécurité dans le secteur financier reflète la complexité et les enjeux de la fonction. Entre vigilance opérationnelle, vision stratégique et conformité réglementaire, le RSSI moderne doit maîtriser un éventail de compétences qui dépasse largement le cadre technique.

Dans un contexte où les cyberattaques ne cessent d’augmenter et où les réglementations se renforcent, les entreprises qui ne disposent pas des ressources nécessaires pour employer un RSSI à temps plein peuvent se tourner vers des solutions alternatives comme la délégation partielle de cette fonction à des experts externes. Un service de RSSI externalisé permet notamment aux organisations de bénéficier d’une expertise de pointe sans les charges fixes d’un recrutement interne.

Cette solution offre plusieurs avantages majeurs :

  • Une optimisation significative des coûts sans charges fixes
  • L’accès à un RSSI dédié soutenu par une équipe pluridisciplinaire d’experts
  • L’utilisation d’outils performants comme APOS pour le pilotage du SMSI et VigiFidens pour la veille réglementaire

Un support stratégique pour aligner les enjeux business et la sécurité, notamment dans la mise en œuvre et le maintien de la double conformité ISO 27001 et DORA.

Quelle que soit la formule adoptée, une chose est certaine : dans un monde où la transformation numérique s’accélère et où les réglementations se renforcent, la cybersécurité n’est plus une option, mais une condition sine qua non de la pérennité des organisations.

Face à la pénurie de talents et aux contraintes budgétaires, le modèle « CISO as a Service » (CISOaaS) s’impose comme une solution pertinente pour de nombreuses organisations. Voici cinq raisons convaincantes d’opter pour cette approche en 2025.

Flexibilité budgétaire

En 2025, la pression sur les budgets informatiques n’a jamais été aussi forte. Selon les dernières études, les DSI doivent faire plus avec moins, tout en maintenant un niveau de sécurité optimal. Dans ce contexte, le CISO as a Service offre une flexibilité financière précieuse.

Contrairement à l’embauche d’un RSSI à temps plein, dont le coût salarial complet peut atteindre 900€ par jour pour les profils les plus expérimentés, le modèle CISOaaS permet d’ajuster précisément la dépense au besoin réel. Les entreprises ne paient que pour le temps effectivement consacré à leur sécurité, généralement 4 jours par mois. Ainsi, même avec un taux journalier moyen de 1200€ pour un expert, le coût journalier effectif se ramène à environ 264€ sur l’année, soit une économie potentielle de 70%.

Cette approche transforme un coût fixe important en une dépense variable et maîtrisée. Elle permet également d’éviter les frais annexes liés au recrutement et à la fidélisation d’un profil rare sur le marché : processus de sélection, formation continue, avantages sociaux, etc.

Pour les organisations soumises à des cycles d’activité ou à des projets ponctuels nécessitant temporairement une expertise renforcée, cette flexibilité est particulièrement précieuse. Elle permet d’intensifier l’accompagnement pendant les phases critiques (audit de conformité, déploiement d’une nouvelle infrastructure, réponse à un incident) et de le réduire pendant les périodes plus calmes.

En outre, le CISO as a Service transforme l’approche budgétaire de la cybersécurité en la rendant plus prévisible. Le contrat établi définit clairement les prestations et leur coût, facilitant ainsi la planification financière et évitant les mauvaises surprises.

Expertise multi-secteurs

L’un des atouts majeurs du CISO as a Service réside dans la richesse de l’expertise apportée. Contrairement à un RSSI interne qui évolue principalement dans un seul environnement, le CISO externe intervient auprès de multiples organisations, dans divers secteurs d’activité.

Cette exposition variée lui permet de développer une vision transversale des enjeux de sécurité et d’acquérir une connaissance approfondie des menaces spécifiques à chaque industrie. Un CISO as a Service qui accompagne à la fois une entreprise manufacturière, une société de services et un établissement de santé peut ainsi transposer les bonnes pratiques d’un secteur à l’autre.

En 2025, alors que les cyberattaques deviennent de plus en plus sophistiquées et ciblées, cette capacité à anticiper les menaces émergentes constitue un avantage concurrentiel significatif. L’expertise multi-secteurs permet notamment d’identifier précocement les tendances d’attaques qui commencent à toucher un secteur avant de se propager à d’autres.

Au-delà de la connaissance des menaces, le CISO as a Service apporte également une compréhension fine des enjeux réglementaires propres à chaque industrie. Qu’il s’agisse des exigences spécifiques au secteur financier, des contraintes liées aux données de santé ou des obligations particulières des opérateurs d’importance vitale, cette expertise sectorielle permet d’adapter précisément la stratégie de sécurité au contexte de l’entreprise.

Cette richesse d’expérience se traduit concrètement par une capacité à proposer des solutions innovantes, éprouvées dans d’autres contextes, et à éviter les écueils déjà rencontrés ailleurs. Pour une organisation, c’est l’assurance de bénéficier des meilleures pratiques du marché, sans passer par les phases d’apprentissage et d’erreur inhérentes à toute montée en compétence interne.

Indépendance et objectivité

Dans un environnement organisationnel parfois complexe, où les enjeux de pouvoir et les considérations politiques peuvent influencer les décisions, l’indépendance du CISO as a Service constitue un atout majeur.

N’étant pas intégré à la hiérarchie interne, le RSSI externalisé peut porter un regard objectif sur la situation de l’entreprise et formuler des recommandations basées uniquement sur les faits et les risques réels. Cette position lui permet d’aborder sans tabou des sujets parfois sensibles, comme les vulnérabilités liées à certains choix stratégiques ou les pratiques inadéquates de certains départements.

Cette indépendance est particulièrement précieuse lors des arbitrages entre sécurité et contraintes opérationnelles. Le CISO externe peut jouer un rôle de médiateur impartial, aidant à trouver le juste équilibre entre protection et agilité. Sa légitimité, fondée sur son expertise et son détachement des enjeux internes, facilite l’acceptation de ses recommandations par l’ensemble des parties prenantes.

En 2025, alors que les décisions de sécurité ont un impact croissant sur la performance globale de l’entreprise, cette objectivité devient un facteur clé de succès. Elle permet notamment d’éviter deux écueils fréquents : la surprotection paralysante d’un côté, et la prise de risques excessive de l’autre.

L’indépendance du CISO as a Service se manifeste également dans sa capacité à challenger les fournisseurs et partenaires de l’entreprise. N’ayant pas d’historique relationnel ni d’intérêts personnels dans les choix technologiques passés, il peut évaluer objectivement la pertinence des solutions en place et recommander des évolutions sans crainte de froisser des susceptibilités.

Cette position externe lui confère aussi une liberté de parole précieuse auprès de la direction générale. Là où un RSSI interne pourrait hésiter à alerter sur certains risques par crainte des répercussions sur sa carrière, le CISO externalisé peut communiquer en toute franchise sur les vulnérabilités critiques et les investissements nécessaires pour les corriger.

En définitive, cette indépendance garantit que les décisions de sécurité sont prises dans l’intérêt exclusif de l’organisation, sans être influencées par des considérations personnelles ou des jeux de pouvoir internes.

Accès aux meilleures pratiques

Dans un domaine aussi dynamique que la cybersécurité, où les menaces et les technologies évoluent à un rythme effréné, rester à jour constitue un défi majeur. Le CISO as a Service, par sa position privilégiée au carrefour de multiples organisations et réseaux professionnels, offre un accès direct aux meilleures pratiques du marché.

En 2025, cette veille active est devenue un avantage concurrentiel déterminant. Les prestataires de CISO as a Service investissent massivement dans la formation continue de leurs experts et dans la participation aux communautés professionnelles de cybersécurité. Cette immersion permanente leur permet d’identifier rapidement les tendances émergentes, les nouvelles méthodes d’attaque et les contre-mesures les plus efficaces.

Concrètement, cet accès privilégié aux meilleures pratiques se traduit par plusieurs bénéfices tangibles pour les organisations :

Une anticipation accrue des menaces émergentes, permettant de mettre en place des défenses proactives avant même que les attaques ne se concrétisent. Dans un contexte où le temps de réaction devient un facteur critique de protection, cette capacité d’anticipation peut faire toute la différence.

Une optimisation des investissements en sécurité, grâce à une connaissance fine des solutions les plus performantes et adaptées à chaque contexte. Le CISO externe peut s’appuyer sur son expérience concrète de multiples environnements pour recommander les outils offrant le meilleur rapport efficacité/coût.

Une méthodologie éprouvée pour aborder les problématiques de sécurité, basée sur des frameworks reconnus (NIST, ISO 27001, ANSSI) et adaptée aux spécificités de l’organisation. Cette approche structurée permet d’éviter les oublis et de garantir une couverture complète des risques.

Des retours d’expérience concrets sur des incidents survenus dans d’autres organisations, permettant d’apprendre des erreurs commises ailleurs sans avoir à les subir directement. Ces études de cas réels constituent une source d’enseignements précieux pour affiner la stratégie de sécurité.

En faisant appel à un CISO as a Service, une organisation s’assure ainsi de bénéficier des connaissances les plus actuelles et des méthodes les plus efficaces, sans avoir à investir dans une veille interne coûteuse et chronophage.

Conformité garantie

Face à un paysage réglementaire de plus en plus complexe et exigeant, la conformité est devenue un enjeu majeur pour toutes les organisations. En 2025, les entreprises doivent naviguer dans un dédale de réglementations : RGPD, NIS2, DORA, PCI-DSS, HDS, et bien d’autres selon leur secteur d’activité.

Le CISO as a Service apporte une expertise précieuse dans ce domaine, permettant aux organisations de transformer cette contrainte réglementaire en opportunité d’amélioration de leur posture de sécurité.

Sa connaissance approfondie des textes et de leur interprétation pratique permet d’abord d’identifier précisément les obligations applicables à l’organisation. Cette cartographie réglementaire constitue la première étape d’une démarche de conformité efficace, évitant de consacrer des ressources à des exigences non pertinentes tout en s’assurant qu’aucune obligation importante n’est négligée.

Le RSSI externalisé peut ensuite traduire ces exigences légales en mesures concrètes, adaptées au contexte spécifique de l’entreprise. Cette traduction opérationnelle est essentielle pour éviter deux écueils fréquents : une approche trop théorique qui ne protège pas réellement les actifs, ou des mesures disproportionnées qui entravent l’activité sans apporter de bénéfice sécuritaire significatif.

En cas de contrôle ou d’audit, le CISO as a Service constitue également un atout majeur. Sa maîtrise du langage et des attentes des régulateurs lui permet de préparer efficacement l’organisation, de rassembler les preuves nécessaires et d’expliquer de manière convaincante les choix de sécurité effectués.

Cette expertise en conformité est particulièrement précieuse dans un contexte où les sanctions pour non-respect des réglementations deviennent de plus en plus sévères. Pour rappel, le RGPD prévoit des amendes pouvant atteindre 4% du chiffre d’affaires mondial, tandis que NIS2 peut imposer des sanctions allant jusqu’à 10 millions d’euros ou 2% du chiffre d’affaires annuel mondial.

Au-delà de l’évitement des sanctions, une conformité bien gérée constitue également un avantage compétitif. Elle rassure clients et partenaires sur la capacité de l’organisation à protéger leurs données et peut faciliter l’accès à certains marchés ou certifications.

Conclusion

Le modèle CISO as a Service répond parfaitement aux défis de cybersécurité que rencontrent les organisations en 2025. Flexibilité budgétaire, expertise multi-secteurs, indépendance et objectivité, accès aux meilleures pratiques et maîtrise de la conformité réglementaire constituent cinq arguments solides en faveur de cette approche.

Dans un contexte où les talents en cybersécurité sont rares et où les budgets sont sous pression, cette solution permet d’accéder à une expertise de haut niveau sans les contraintes d’un recrutement permanent. Elle offre également l’agilité nécessaire pour adapter le niveau de protection aux besoins réels de l’organisation et à l’évolution de son environnement de menaces.

Pour les PME et ETI qui ne peuvent justifier l’embauche d’un RSSI à temps plein, le CISO as a Service représente souvent la seule option viable pour bénéficier d’un accompagnement professionnel en matière de cybersécurité. Pour les grandes organisations, il peut constituer un complément précieux aux ressources internes, apportant un regard externe et une expertise pointue sur des problématiques spécifiques.

À l’heure où la cybersécurité devient un enjeu stratégique pour la pérennité des organisations, le CISO as a Service s’impose comme une solution pragmatique et efficace, alliant expertise technique, vision stratégique et maîtrise des coûts.

À l’horizon 2025, les Directions de la Sécurité des Systèmes d’Information (DSSI) font face à un environnement en constante évolution. Alors que 69% des DSI considèrent la cybersécurité comme leur priorité principale pour les prochaines années, les DSSI doivent relever des défis multiples qui vont bien au-delà des aspects purement techniques. Voici les cinq défis majeurs qui attendent les DSSI en 2025.

Gestion des talents

Dans un contexte où seulement 16% des DSI prévoient de donner la priorité au développement des compétences technologiques en 2025, la gestion des talents devient un enjeu critique pour les DSSI. La pénurie de profils spécialisés en cybersécurité s’accentue, créant une véritable guerre des talents sur le marché.

La difficulté ne réside pas seulement dans le recrutement de ces experts rares, mais également dans leur fidélisation. Les spécialistes en sécurité, data science et intelligence artificielle sont particulièrement recherchés, avec des compétences qui évoluent rapidement au gré des avancées technologiques et des nouvelles menaces.

Pour relever ce défi, les DSSI doivent adopter une approche proactive : développer des parcours de carrière attractifs, proposer des formations continues, et créer un environnement de travail stimulant. Certaines organisations optent pour des solutions alternatives comme l’externalisation partielle de fonctions spécifiques (RSSI ou DPO externalisés) ou la mise en place de programmes de mentorat pour développer les talents en interne.

La collaboration avec les ressources humaines devient stratégique pour attirer et retenir ces profils rares, tout comme la création d’une culture d’entreprise valorisant l’expertise en sécurité. Les DSSI qui excelleront dans ce domaine seront celles qui parviendront à constituer des équipes pluridisciplinaires, combinant expertise technique et compréhension des enjeux métiers.

Optimisation budgétaire

La pression financière s’intensifie pour les DSSI, devenant le principal défi pour un tiers des responsables selon les enquêtes récentes. Cette contrainte est d’autant plus complexe que les coûts liés à la sécurité augmentent structurellement, notamment avec l’intégration de l’intelligence artificielle dans les solutions de protection.

Les éditeurs de logiciels augmentent leurs prix jusqu’à 30% lors de l’intégration de l’IA dans leurs solutions, tandis que les dépassements budgétaires liés à l’IA générative peuvent absorber jusqu’à 35% du budget annuel total. Face à ces pressions, les DSSI doivent développer une véritable expertise en matière de pilotage financier.

L’approche FinOps devient incontournable pour gérer efficacement les dépenses, particulièrement dans les environnements cloud où les coûts peuvent rapidement déraper. La mise en place de tableaux de bord financiers trimestriels permet de confronter les prévisions aux consommations réelles et d’ajuster les stratégies en conséquence.

La répartition du budget doit être pensée stratégiquement, en distinguant les dépenses incompressibles (maintien en conditions opérationnelles, ressources humaines), les investissements nécessaires (cybersécurité, conformité) et les projets d’innovation. Cette priorisation devient un exercice d’équilibriste, nécessitant une vision claire des risques et des opportunités.

Pour justifier leurs arbitrages, les DSSI doivent développer une pédagogie budgétaire auprès des directions générales, en démontrant la valeur ajoutée des investissements en sécurité et leur contribution à la résilience de l’organisation. L’articulation entre CAPEX (dépenses d’investissement) et OPEX (dépenses opérationnelles) doit être optimisée pour maximiser l’impact des ressources disponibles.

Évolution technologique

L’accélération des innovations technologiques constitue à la fois une opportunité et un défi majeur pour les DSSI. En 2025, 74% des dirigeants estiment que l’intelligence artificielle aura le plus grand impact sur leur secteur, bouleversant les approches traditionnelles de la sécurité.

Les DSSI doivent non seulement intégrer ces nouvelles technologies dans leur arsenal défensif, mais également en comprendre les vulnérabilités potentielles. L’IA générative, le cloud hybride, l’Edge computing ou encore l’informatique quantique redéfinissent le périmètre de sécurité et complexifient considérablement sa gestion.

La posture « zero-trust » devient progressivement la norme, remplaçant les approches périmétriques traditionnelles. Cette transformation implique de repenser fondamentalement l’architecture de sécurité, en partant du principe qu’aucun utilisateur ou système n’est intrinsèquement fiable.

Les DSSI doivent également anticiper l’émergence de nouvelles menaces exploitant ces technologies avancées. Les attaques utilisant l’IA pour contourner les défenses traditionnelles se multiplient, nécessitant des contre-mesures innovantes. La veille technologique devient une fonction critique, permettant d’identifier précocement les risques émergents.

Pour relever ce défi, les DSSI doivent développer une capacité d’adaptation rapide, en testant et en déployant de nouvelles solutions de manière agile. L’automatisation des processus de sécurité, l’utilisation de l’IA prédictive pour anticiper les menaces, et l’adoption de plateformes intégrées de sécurité représentent des leviers essentiels pour maintenir un niveau de protection adéquat face à l’évolution constante des technologies.

Conformité réglementaire

Le paysage réglementaire en matière de cybersécurité et de protection des données se complexifie continuellement, représentant un défi majeur pour les DSSI. En 2025, les organisations doivent naviguer dans un environnement réglementaire particulièrement dense, avec des exigences toujours plus strictes.

Les réglementations comme NIS2, DORA, ou les évolutions du RGPD imposent des obligations renforcées en matière de sécurité, de résilience et de transparence. Chaque contrôle doit désormais respecter ces cadres réglementaires, nécessitant une documentation précise et des processus formalisés.

La difficulté pour les DSSI réside dans la capacité à transformer ces contraintes réglementaires en opportunités d’amélioration. Au-delà de la simple conformité, il s’agit d’intégrer ces exigences dans une démarche globale d’amélioration de la posture de sécurité de l’organisation.

La gouvernance RGPD doit être consolidée pour aligner les stratégies métiers sur des indicateurs légaux fiables. Les DSSI doivent également anticiper les évolutions réglementaires à venir, notamment dans des domaines émergents comme l’intelligence artificielle ou la blockchain.

Pour relever ce défi, les DSSI doivent mettre en place une veille réglementaire efficace, développer des processus d’audit interne rigoureux, et maintenir un dialogue constant avec les autorités de régulation. La conformité devient un processus continu plutôt qu’un objectif ponctuel, nécessitant des ressources dédiées et une approche méthodique.

Transformation digitale

En 2025, la transformation digitale reste un enjeu central pour les organisations, avec 55% d’entre elles prévoyant d’augmenter leurs investissements dans ce domaine. Pour les DSSI, le défi consiste à sécuriser cette transformation tout en l’accompagnant, voire en la facilitant.

La migration vers le cloud s’accélère, avec un objectif de 70% des workloads migrés d’ici 2026, contre 48% actuellement. Cette évolution implique de repenser fondamentalement les approches de sécurité, en adoptant des modèles adaptés aux environnements hybrides et multi-cloud.

Les DSSI doivent également accompagner la modernisation du parc applicatif, considérée comme une priorité par 62% des DSI. Cette modernisation implique d’intégrer la sécurité dès la conception des applications (Security by Design), en adoptant des approches DevSecOps qui fluidifient le déploiement tout en garantissant un niveau de sécurité élevé.

L’expérience utilisateur devient un enjeu majeur, avec 58% des DSI qui se concentrent sur l’amélioration de l’expérience client via la technologie. Les DSSI doivent trouver le juste équilibre entre sécurité et facilité d’usage, en développant des solutions de protection transparentes pour l’utilisateur final.

La valorisation de la donnée constitue également un axe stratégique de la transformation digitale. Les DSSI doivent assurer la protection des données tout en permettant leur exploitation à des fins d’innovation et d’amélioration des processus métiers.

Pour relever ce défi, les DSSI doivent développer une vision holistique de la sécurité, intégrée à chaque étape de la transformation digitale. Elles doivent également cultiver une approche collaborative, en travaillant étroitement avec les équipes métiers pour comprendre leurs besoins et proposer des solutions de sécurité adaptées.

Conclusion

Les défis qui attendent les DSSI en 2025 sont multiples et interconnectés. Gestion des talents, optimisation budgétaire, évolution technologique, conformité réglementaire et transformation digitale forment un écosystème complexe que les responsables de la sécurité doivent appréhender dans sa globalité.

Face à ces enjeux, les DSSI doivent évoluer d’une fonction purement technique vers un rôle stratégique au sein de l’organisation. Cette évolution nécessite de développer de nouvelles compétences, tant techniques qu’organisationnelles et communicationnelles.

Les DSSI qui réussiront à relever ces défis seront celles qui parviendront à transformer les contraintes en opportunités, en faisant de la sécurité un véritable levier de création de valeur et de différenciation concurrentielle. Dans un monde où 89% des dirigeants considèrent une gouvernance efficace des données comme essentielle à l’innovation, la DSSI a un rôle central à jouer dans la construction d’un avenir numérique à la fois sécurisé et porteur de croissance.

Dans un contexte où 69% des DSI considèrent la cybersécurité comme leur priorité principale, structurer efficacement une Direction de la Sécurité des Systèmes d’Information (DSSI) devient un enjeu stratégique majeur. Cet article vous propose une approche méthodique pour bâtir une DSSI performante, alignée sur les objectifs de l’entreprise et capable de faire face aux défis de sécurité actuels.

Organigramme type d’une DSSI efficace

Une DSSI bien structurée s’articule généralement autour de quatre pôles complémentaires, chacun répondant à des besoins spécifiques :

Pôle Gouvernance, Risques et Conformité (GRC)

Ce pôle est dirigé par un Responsable GRC qui supervise l’ensemble des activités liées à la gouvernance et à la conformité. Il encadre des analystes de risques chargés d’identifier et d’évaluer les risques cybersécurité, des responsables conformité qui assurent le respect des réglementations (RGPD, NIS2, DORA, etc.), ainsi que des auditeurs internes vérifiant l’application des politiques de sécurité.

Pôle Opérations de Sécurité

Sous la direction d’un Responsable SOC (Security Operations Center), ce pôle regroupe des analystes SOC dédiés à la surveillance et à la détection des incidents, des experts en réponse aux incidents spécialisés dans la gestion des crises cybersécurité, et des ingénieurs sécurité réseau et systèmes qui maintiennent les infrastructures de protection.

Pôle Architecture et Projets Sécurité

Ce pôle rassemble des architectes sécurité responsables de la conception des infrastructures sécurisées, des chefs de projets sécurité pilotant les initiatives stratégiques, des experts en sécurité applicative, et des consultants en sécurité cloud adaptés aux environnements hybrides modernes.

Pôle Sensibilisation et Accompagnement

Dirigé par un responsable formation et sensibilisation, ce pôle intègre des référents sécurité métiers servant d’interface entre la DSSI et les directions opérationnelles, ainsi que des experts en communication de crise formés pour réagir efficacement lors d’incidents majeurs.

Au sommet de cette organisation, le Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information (RSSI) pilote l’ensemble du dispositif et reporte directement à la Direction Générale et/ou au DSI selon la structure de l’entreprise.

Répartition des responsabilités

La clarté dans la répartition des responsabilités est essentielle pour éviter les zones d’ombre et garantir une couverture complète des enjeux de sécurité.

Responsabilités du RSSI

Le RSSI définit la stratégie globale de sécurité et élabore la Politique de Sécurité des Systèmes d’Information (PSSI). Il assure le reporting auprès de la Direction Générale, arbitre les priorités et les investissements, et gère les relations avec les autorités réglementaires. Son rôle est avant tout stratégique et transverse.

Responsabilités du pôle GRC

Ce pôle prend en charge l’analyse et la cartographie des risques, la mise en œuvre des référentiels comme l’ISO 27001, le suivi de la conformité réglementaire, le pilotage des audits internes et externes, ainsi que la gestion de la documentation sécurité. Il constitue le socle méthodologique de la DSSI.

Responsabilités du pôle Opérations

Les équipes opérationnelles assurent la surveillance continue des systèmes (24/7), la détection et la qualification des incidents, la coordination de la réponse aux incidents, le maintien opérationnel des outils de sécurité, et les tests réguliers des plans de continuité et de reprise d’activité. Elles représentent la première ligne de défense face aux menaces.

Responsabilités du pôle Architecture

Ce pôle assure la validation sécurité des projets IT, définit les standards et bonnes pratiques, réalise une veille technologique permanente, évalue les solutions de sécurité, et intègre la sécurité dans le cycle de développement (DevSecOps). Son approche est proactive et orientée vers l’anticipation des besoins futurs.

Responsabilités du pôle Sensibilisation

Les experts de ce pôle élaborent les programmes de formation, animent les sessions de sensibilisation, mesurent le niveau de maturité des collaborateurs, et communiquent sur les enjeux de sécurité. Ils constituent le lien essentiel entre la technique et l’humain, facteur déterminant de la sécurité globale.

Budgétisation stratégique

La budgétisation d’une DSSI efficace doit s’appuyer sur une vision claire des priorités et une répartition équilibrée des ressources.

Répartition type du budget cybersécurité

Un modèle équilibré de répartition budgétaire consacre généralement 40 à 50% au Maintien en Conditions de Sécurité (MCS), couvrant l’exploitation des solutions existantes, le renouvellement des licences, la maintenance des équipements et la gestion opérationnelle quotidienne.

Environ 30 à 35% sont alloués à l’évolution et au renforcement, incluant l’amélioration des dispositifs existants, l’adaptation aux nouvelles menaces, la mise en conformité réglementaire et la formation continue des équipes.

Les 20 à 25% restants sont dédiés à la transformation et à l’innovation, finançant de nouveaux projets de sécurité, l’adoption de technologies émergentes, la R&D en cybersécurité, ainsi que la veille et l’anticipation des menaces futures.

Approche budgétaire par niveau de maturité

L’allocation budgétaire doit être adaptée au niveau de maturité de l’organisation. En phase initiale, il convient de privilégier les investissements dans les fondamentaux comme la protection périmétrique, la gestion des identités et la sensibilisation des utilisateurs.

En phase de consolidation, l’accent est mis sur le renforcement de la détection et la réponse aux incidents, avec des investissements dans les outils de monitoring avancés et les capacités d’analyse.

En phase de maturité, les organisations peuvent davantage investir dans l’automatisation et l’intelligence artificielle pour optimiser leurs processus de sécurité et anticiper les menaces émergentes.

Indicateurs financiers à suivre

Pour piloter efficacement le budget, plusieurs indicateurs financiers doivent être suivis régulièrement : le coût de la sécurité par employé, le ratio budget sécurité / budget IT global (généralement entre 5% et 15%), le coût moyen par incident, le ROI des investissements en sécurité, et le coût d’opportunité des mesures de sécurité.

Indicateurs de performance (KPI)

Pour piloter efficacement une DSSI, il est essentiel de définir des indicateurs pertinents, alignés sur les objectifs stratégiques de l’organisation.

KPI opérationnels

Les indicateurs opérationnels permettent de mesurer l’efficacité des processus de sécurité au quotidien :

  • Délai moyen de détection des incidents (MTTD – Mean Time To Detect)
  • Délai moyen de résolution des incidents (MTTR – Mean Time To Respond)
  • Taux de couverture des vulnérabilités (% de vulnérabilités corrigées dans les délais)
  • Taux de disponibilité des systèmes de sécurité
  • Nombre d’incidents par catégorie de gravité

KPI de conformité et gouvernance

Ces indicateurs mesurent la capacité de l’organisation à respecter ses obligations réglementaires et ses politiques internes :

  • Taux de conformité aux politiques internes
  • Niveau de maturité selon les référentiels (ISO 27001, NIST, etc.)
  • Pourcentage de plans d’action réalisés dans les délais
  • Couverture des contrôles de sécurité
  • Taux de réussite aux audits externes

KPI liés aux facteurs humains

L’efficacité de la sensibilisation et de l’implication des collaborateurs se mesure à travers :

  • Taux de participation aux formations sécurité
  • Résultats des campagnes de phishing simulé
  • Niveau de sensibilisation des collaborateurs
  • Délai moyen de signalement des incidents par les utilisateurs

KPI stratégiques

Au niveau stratégique, il convient de suivre des indicateurs plus globaux comme la réduction de l’exposition aux risques majeurs, l’impact financier évité grâce aux mesures préventives, l’alignement de la sécurité avec les objectifs métiers, l’indice de confiance des parties prenantes, et le positionnement par rapport aux standards du secteur.

Facteurs clés de succès

Pour garantir l’efficacité d’une DSSI, plusieurs facteurs doivent être pris en compte :

1. Sponsorship de la Direction Générale

L’engagement visible et constant de la Direction Générale est indispensable pour légitimer l’action de la DSSI et garantir l’allocation des ressources nécessaires. Sans ce soutien au plus haut niveau, les initiatives de sécurité risquent de se heurter à des résistances internes.

2. Approche par les risques

La stratégie de sécurité doit être guidée par une analyse rigoureuse des risques, permettant de prioriser les actions en fonction de leur impact potentiel sur l’activité. Cette approche rationnelle facilite également la justification des investissements auprès de la direction.

3. Intégration aux processus métiers

La sécurité ne doit pas être perçue comme un frein mais comme un facilitateur. Cela implique d’intégrer les considérations de sécurité le plus en amont possible dans les projets et de développer une compréhension fine des enjeux métiers pour proposer des solutions adaptées.

4. Culture de la sécurité

Au-delà des aspects techniques, le développement d’une culture de la sécurité à tous les niveaux de l’organisation constitue un levier majeur d’efficacité. Cette culture se construit dans la durée, à travers des actions de sensibilisation régulières et une communication transparente.

5. Veille et anticipation

Face à l’évolution constante des menaces, la capacité à anticiper les risques émergents est déterminante pour maintenir un niveau de protection adéquat. Cela nécessite une veille active sur les tendances technologiques et les nouvelles méthodes d’attaque.

Conclusion

Structurer une Direction de la Sécurité des Systèmes d’Information efficace nécessite une approche globale, combinant organisation claire, répartition précise des responsabilités, allocation optimale des ressources et pilotage par les indicateurs.

Dans un contexte où 89% des dirigeants considèrent la gouvernance des données comme essentielle à l’innovation, la DSSI n’est plus seulement un centre de coûts mais un véritable partenaire stratégique, contribuant directement à la création de valeur et à la résilience de l’organisation.

La posture d’équilibriste évoquée par de nombreux DSI s’applique particulièrement aux RSSI, qui doivent constamment arbitrer entre protection et agilité, conformité et innovation, tout en s’adaptant à un paysage de menaces en perpétuelle évolution.

Comme vous le savez, la cybersécurité est un domaine complexe qui prend de plus en plus de place dans les entreprises et institutions. La menace n’a d’ailleurs jamais été aussi forte qu’aujourd’hui : une situation qui change fortement le paysage professionnel des RSSI (Responsables de la Sécurité des Systèmes d’Information)

À leurs débuts, ces experts étaient pourtant craints par de nombreux cadres dirigeants. Ils étaient par conséquent souvent relégués au second plan, et peu écoutés. Mais, que s’est-il passé pour que leur rôle devienne aussi important à notre époque ? De “casse-pieds” à “partenaires stratégiques”, découvrez l’évolution du RSSI avec Fidens!

Le RSSI dans les années 90 : un professionnel sous-estimé

Le poste de RSSI est né au milieu des années 80, mais celui-ci n’a réellement commencé à se développer qu’au cours des années 90 et 2000, en parallèle de l’apparition des réseaux informatiques. Il faut rappeler que, les premières années, son rôle n’était pas encore bien défini puisque les risques restaient alors peu fréquents. Au fil des années, les virus informatiques se sont néanmoins très vite répandus sur le Web, ce qui a permis d’apporter une nouvelle dynamique au métier.

À cette période, le RSSI restait malgré tout cantonné aux grandes entreprises, ou à des sociétés très spécifiques (manipulation de données sensibles, etc.), puisqu’elles étaient les seules à en ressentir le besoin, mais aussi à disposer de moyens financiers suffisants pour faire appel à lui. À ses débuts, le RSSI était souvent perçu comme un professionnel “alarmant” et “trop négatif”, car la cybersécurité était encore très sous-estimée, alors qu’il était en réalité un “héros incompris” dans un monde peu enclin à l’accueillir. 

Les missions du responsable de la sécurité des systèmes d’information étaient par ailleurs très limitées puisqu’il mettait simplement en œuvre le processus de sécurité déterminé en amont, ce qui lui donnait plutôt une position de “gardien” que de “stratège”.

Comment s’est transformé le rôle du RSSI au fil des années ?

Le métier du RSSI s’est progressivement transformé des années 90 à aujourd’hui, tandis que les cyberattaques se développaient à travers le monde. Au fil de sa transformation, le RSSI a fini par obtenir un poste stratégique dans les plus grandes entreprises, mais aussi au sein de plus petites structures (PME, institutions publiques, etc.). Découvrez toute son évolution professionnelle avec Fidens!

Une meilleure considération du métier de la part des dirigeants

Plusieurs phénomènes ont fait du RSSI, un acteur incontournable de la sécurité. Parmi ces causes, nous pouvons bien évidemment relever l’évidente multiplication des cyberattaques dans le monde, ainsi que leur sophistication croissante. DDoS, phishing, rançongiciel, MITM… Ces attaques prennent désormais de nombreuses formes. Face à cette situation, le rôle du RSSI a fini par être mieux compris par les autres professionnels qui le voient aujourd’hui comme un acteur essentiel au sein de l’entreprise.

Il faut par ailleurs noter que l’intelligence artificielle a apporté un second souffle aux cyberattaques depuis quelques années. Avec cette innovation, les menaces s’avèrent aujourd’hui plus complexes et difficiles à contourner. De nos jours, les cybercriminels savent en effet parfaitement comment exploiter l’IA à leur avantage pour cela, ce qui représente un nouveau défi pour les RSSI en charge de la sécurité des systèmes d’information ! 

Du côté des entreprises, ce professionnel est maintenant écouté, même si ses recommandations entraînent parfois quelques contraintes supplémentaires pour les organisations puisqu’il faut généralement revoir certains processus en place, créer des temps de sensibilisation à la cybersécurité (formations, etc.) ou encore investir dans de nouveaux équipements informatiques coûteux.

Plus de moyens accordés à la cybersécurité

Mieux considéré, le RSSI dispose également de plus de moyens pour agir. Face à la menace grandissante en termes de cybersécurité, les entreprises sont désormais plus enclines à augmenter leur budget dans ce secteur essentiel. De quoi augmenter la puissance d’action du RSSI.

En revanche, certaines de leurs missions continuent de rencontrer quelques barrières, notamment du fait de méfiances durables (Est-ce que cela est bien nécessaire ?). Avant d’accorder de nouveaux moyens financiers, nombreux sont les cadres dirigeants à reconsidérer l’utilité d’un tel travail ou à refuser certaines demandes faites par les RSSI.

Les nouveaux défis du RSSI et ses missions

En dehors de la sophistication des cyberattaques, les RSSI font aussi face à un durcissement des réglementations sur le Web depuis quelques années, et ce, partout dans le monde. De NIS 2, en Europe, à la loi américaine HIPAA, ils doivent par conséquent effectuer une veille constante pour rester à jour dans ce domaine.

Si un RSSI sur deux se dit “stressé” par son métier, c’est d’ailleurs en grande partie à cause de l’augmentation de ces réglementations, à l’international. Pour des questions de conformité, le RSSI doit par conséquent réaliser des manœuvres toujours plus minutieuses afin d’éviter de tomber dans l’illégalité par inadvertance.

Le RSSI aujourd’hui : un véritable leader stratégique !

Comme nous l’avons vu précédemment, le responsable de la sécurité des systèmes d’information joue un tout autre rôle aujourd’hui. Des années 90 à notre époque, le RSSI a vu ses missions évoluer, pour plusieurs raisons. 

Il bénéficie aussi d’une meilleure considération de la part des cadres dirigeants, de plus de moyens (financiers, techniques, humains, etc.), tout en faisant face à de nouveaux défis professionnels. Ses responsabilités se sont par conséquent largement étendues, ce qui lui a permis de voir s’ouvrir les portes de toutes les entreprises (PME, ETI, etc.).

Si son rôle est désormais considéré comme étant pleinement “stratégique”, c’est parce qu’il ne se contente plus d’appliquer un processus de sécurité déterminé en amont. Aujourd’hui, le RSSI est aussi le garant des politiques de sécurité. Il travaille en gestion des risques, il s’implique dans la direction, il informe les cadres dirigeants et collabore avec les responsables de chaque département, il supervise la mise en conformié et bien plus encore.

En termes de cybersécurité, il est devenu un élément incontournable et beaucoup font maintenant appel à lui pour se protéger des menaces grandissantes, en France et ailleurs. Le contexte géopolitique peut, lui aussi, accentuer sa popularité puisque les attaques augmentent souvent avec les instabilités mondiales. Ce métier risque par conséquent de continuer à prendre de l’ampleur à l’avenir !

Confrontées à la complexité croissante des systèmes d’information, couplée à la hausse des cybermenaces, les entreprises ont des besoins métiers spécifiques en termes de responsabilité de la sécurité des systèmes d’information. Pour relever les nouveaux défis liés au développement du numérique, une étroite collaboration entre les directeurs des systèmes d’information (DSI) et les responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) semble primordiale.

Si le RSSI et le DSI sont parfois confondus, les deux postes poursuivent, en réalité, des objectifs différents bien que complémentaires. Missions, rôles, responsabilités… Nous faisons le point sur les avantages d’une collaboration stratégique entre ces deux métiers.

DSI et RSSI : quel est le rôle de chacun ?

Au sein de certaines entreprises, le DSI joue aussi le rôle de RSSI. Avec l’évolution des défis liés à la cybersécurité, cette tendance paraît, elle aussi, évoluer. Le directeur des systèmes d’information et le responsable sécurité des systèmes d’information sont, en effet, deux métiers distincts aux missions complémentaires. 

Quelles sont les missions du DSI ?

Le directeur des systèmes d’information est en charge de la supervision de l’ensemble des systèmes d’information et des réseaux d’une entreprise. Son but est ainsi de pouvoir aligner les technologies avec les besoins métiers et les objectifs stratégiques de l’organisation.

Plusieurs missions lui sont de fait confiées : 

  • Gérer les infrastructures IT (serveurs, réseaux locaux ou étendus, équipements de stockage…) ;
  • Proposer un support aux différents départements de métiers via des outils technologiques adaptés (messagerie, CRM, plateformes collaboratives…) ;
  • Conduire des projets de transformation numérique pour assurer la modernisation des processus ;
  • Être en mesure de gérer le budget qui lui est alloué (évaluation des besoins, planifications et justification des dépenses).

Quelles sont les missions du RSSI ?

Le responsable sécurité des systèmes d’information est, lui, comme son nom l’indique, le garant de la sécurité des SI. Il est ainsi le responsable de la protection des données, mais aussi des actifs matériels et des collaborateurs face aux menaces liées à la sécurité informatique.

Ce sont quatre missions principales qui lui sont assignées : 

  • Gérer les risques liés à la sécurité (état des lieux, audits, stratégies, actions correctives…) ; 
  • Instaurer des politiques de sécurité conformes aux normes en vigueur ;
  • Former et sensibiliser à la culture de la cybersécurité auprès de l’ensemble des métiers et des fonctions de l’entreprise ;
  • Surveiller et réagir face aux incidents de sécurité pour en minimiser l’impact sur les activités de l’organisation.

Deux profils de métier aux fonctionnalités distinctes

Si le DSI porte parfois la double casquette en jouant aussi le rôle du RSSI, il paraît indispensable de faire la différence entre les deux postes dans un environnement dans lequel la cybersécurité est un enjeu prépondérant pour les entreprises.

Ainsi, on l’a vu, la portée des missions, les objectifs ou encore l’orientation stratégique des deux métiers diffèrent. Là où le RSSI se focalise sur les vulnérabilités des systèmes d’information d’une organisation et la cybersécurité, le DSI cherche, notamment, à garantir la résilience et la continuité de celle-ci en minimisant les perturbations en cas de problèmes.

Séparer les deux postes s’avère donc essentiel pour assurer une expertise optimale dans chacune des missions du RSSI et du DSI. Puisque la cybersécurité est un domaine particulièrement spécialisé (en termes de normes juridiques, d’évolutions technologiques, etc.), recruter un expert en la matière permettra d’assurer une excellente sécurité à l’entreprise.

De cette manière, l’organisation assure une gestion objective des risques liés à la sécurité. En étant un poste indépendant, le RSSI s’appuie, en effet, sur ses compétences spécifiques pour veiller à la protection des systèmes d’information sans être influencé par les impératifs de budget du DSI.

Une alliance nécessaire pour une gestion équilibrée des systèmes d’informations

Si la séparation des rôles est avantageuse pour les entreprises, celle-ci ne signifie pas qu’elles doivent fonctionner de manière indépendante. Au contraire, une collaboration ouverte entre les deux métiers est indispensable pour offrir des solutions coordonnées face aux incidents de sécurité et pouvoir planifier des projets IT efficaces.

Obtenir une meilleure vue des systèmes d’information

En effet, le partage d’informations et la communication entre les deux métiers permettent de disposer d’une meilleure vue d’ensemble des SI. DSI et RSSI sont en mesure de mieux coordonner leurs efforts de défense et, de fait, gagner en efficacité en ce qui concerne la gestion des systèmes d’information.

Minimiser les risques de sécurité liés aux SI

S’ils s’occupent chacun efficacement d’un aspect relatif aux systèmes d’information (optimisation des processus d’un côté et risques liés à la cybersécurité de l’autre), développer des initiatives communes s’avère, par ailleurs, être un bon moyen de minimiser les risques de sécurité. En intégrant pleinement des mesures de sécurité — déterminées par le RSSI — à ses projets IT, le DSI peut mettre en place des projets plus sûrs et pertinents.

Puisqu’ils constituent un binôme expert veillant à la protection maximale des SI, une collaboration s’avère être un véritable atout. De fait, elle aide à convaincre les différents acteurs de l’entreprise (salariés, comités de direction…) de l’importance de pouvoir maitriser les risques informatiques.

Réagir rapidement en cas d’incident de sécurité

Un incident de sécurité ou encore une menace impliquent une réaction rapide et efficace. Aussi, la bonne coordination des actions du DSI et du RSSI est essentielle pour pouvoir minimiser l’impact du problème au sein de l’entreprise.

C’est pourquoi il convient de correctement définir le rôle de chaque métier quant à la gestion de ces complications, notamment en mettant en place, en amont, des procédures et des champs d’actions clairs.

Dans ce contexte, celles-ci ont pour but de clarifier les missions du directeur des systèmes d’information — pouvant, par exemple, veiller à la bonne continuité des opérations de l’organisation — et du responsable sécurité des systèmes d’information — pouvant, quant à lui, se charger de la détection et de la suppression du danger menançant la sécurité de l’entreprise.

Ainsi, l’objectif d’une coopération et d’une communication entre les directeurs des systèmes d’information et les responsables sécurité des systèmes d’information est, à terme, de pouvoir assurer à chaque entreprise des SI à la fois innovants, performants et sécurisés tout en renforçant ses fondations technologiques sur le long terme.

Chargé de mener la politique de sécurité de l’information d’une entreprise, le RSSI (Responsable Sécurité des Systèmes d’Information) remplit des missions de conseil, de sensibilisation, de formation et de veille. Il aide la structure dans laquelle il travaille – en interne ou en tant que prestataire extérieur – à anticiper les risques, faire face aux menaces et préserver l’intégrité des données stockées dans le système d’information. Véritable poste stratégique, le RSSI est soumis à un stress important engendré par ses responsabilités et par des conditions de travail parfois éprouvantes. Résultat : de nombreux professionnels expérimentent un profond épuisement professionnel. Quels sont les facteurs de risque du burn-out chez le RSSI et comment les éviter ?

Le RSSI : un poste aux enjeux majeurs

Le Responsable Sécurité des Systèmes d’Information est en charge de nombreuses missions au sein de son entreprise. Il doit notamment : 

  • Définir les objectifs et les besoins liés aux Systèmes d’Information de l’organisation.
  • Évaluer les risques et les menaces existants (phishing, logiciels malveillants, attaques DoS, ransomware, etc).
  • Mettre en place des procédures adaptées.
  • Élaborer un plan de prévention et instaurer la politique de sécurité de l’administration. 
  • Sensibiliser aux enjeux de la sécurité auprès de l’ensemble des services et des collaborateurs. 
  • Veiller au respect et à l’application du RGPD (Règlement Général de Protection des Données). 
  • Former toutes les parties prenantes de l’entreprise aux enjeux de la sécurité des SI. 
  • Établir et promouvoir une charte de sécurité propre à l’entreprise. 

Véritable expert des questions de sécurité, le RSSI est par ailleurs en mesure de détecter les failles dans la sécurité des SI de l’entreprise. Il peut travailler dans une structure privée comme publique, pour différents secteurs d’activité. 

RSSI et burn-out : les facteurs de risque

Le RSSI est donc un poste polyvalent et stratégique, généralement occupé par des profils passionnés par la cybersécurité. Depuis quelques années, le métier tend toutefois à perdre de sa superbe et le secteur rencontre de plus grandes difficultés à recruter. Avec des salaires revus à la hausse et le développement des ressources disponibles, on pourrait s’attendre au phénomène inverse. Mais face à un stress de plus en plus intense et compliqué à gérer, de nombreux responsables voient leur santé mentale se dégrader ; une situation qui aboutit parfois à un épuisement professionnel. 

Une enquête du CESIN (Club des Experts de la Sécurité de l’Information et du Numérique) révélait, en 2023, que près de 28% des RSSI présentent un risque d’épuisement au travail, tandis que 60% d’entre eux affirment être très stressés au quotidien. Afin de mieux comprendre le phénomène, la profession a identifié plusieurs causes : 

  • Des responsabilités et des taches de plus en plus nombreuses, parfois difficiles à gérer pour une seule personne. 
  • Des conséquences juridiques non négligeables pour certaines de leurs actions, parmi lesquelles des amendes importantes pour l’entreprise (qui peuvent atteindre des milliers d’euros).
  • Des environnements numériques davantage complexes et pas toujours fiables.
  • Un équilibre insuffisant entre vie professionnelle et vie privée. 
  • Une pression permanente provoquée par des menaces grandissantes, aujourd’hui amplifiées par les outils basés sur l’intelligence artificielle, mais également par de nombreuses règlementations et certifications à valider avant d’être appliquées.
  • Des négociations permanentes en cas de manque d’adhésion de la part de la direction ou des équipes. 
  • Un champ d’action si vaste qu’il incite le RSSI à considérer que son travail n’est jamais totalement terminé. 

Ajoutons à cela la pandémie de Covid-19, survenue en 2020, qui a provoqué une véritable crise au sein du secteur. Du jour au lendemain, les responsables ont dû repenser l’ensemble des systèmes d’information afin de permettre le déploiement du télétravail ; une mission colossale souvent demeurée invisible pour les utilisateurs. 

Quelles solutions pour préserver la santé mentale des RSSI ?

Face à ce constat et à un nombre croissant de burn-out dans ce corps de métier, plusieurs moyens ont progressivement été mis en place pour endiguer le phénomène, préserver la profession et protéger ceux qui l’exercent. 

Il s’agit notamment de proposer des formations techniques en cybersécurité qui permettent de se mettre à jour sur les évolutions constantes du secteur, mais également d’acquérir de nouvelles compétences et de maintenir le lien avec ses pairs. Il est par ailleurs essentiel de sensibiliser les membres de la direction à l’importance de la fonction RSSI et aux risques encourus. Une bonne connaissance de ces enjeux encouragera la direction à partager la considération pour les règlementations en vigueur et à soutenir le RSSI face à l’éventuel scepticisme de certains salariés ou de certains services.

Si aucune entreprise ne fonctionne parfaitement, il est toujours possible de s’améliorer en identifiant les mauvaises habitudes et les process contreproductifs. Cela permettra au RSSI de trouver un bon équilibre au travail et d’être dans de meilleures conditions pour s’adapter aux multiples changements liés à son métier. 

Dans la mesure où le RSSI a une fonction managériale, il doit savoir reconnaître les signes de stress ou de mal-être chez ses collaborateurs. Il maintient ainsi une bonne qualité de vie au travail et un climat sain au sein de son équipe, où entraide et préservation de soi vont de pair. Pour y contribuer, l’entreprise peut aussi financer des formations de gestion du stress et des programmes centrés sur le bien-être ; de quoi constituer un socle solide pour améliorer les conditions de travail générales. 

La création et la préservation d’un environnement de travail favorable au RSSI et à l’exécution de ses taches font partie des missions du DRH (Directeur des Ressources Humaines). Celui-ci joue un rôle majeur dans la prévention du burn-out des salariés et des collaborateurs d’une entreprise. La direction doit alors mener un discours de prévention et de sensibilisation auprès de ce département afin qu’il saisisse les enjeux de la sécurité des systèmes d’information et l’importance de la mission du RSSI. Ce poste étant au cœur des décisions stratégiques d’une organisation, il est temps de le considérer de manière plus juste, de prendre conscience du risque croissant de burn-out et de lui offrir un cadre à la fois stable et sain pour lui permettre d’exceller dans sa fonction et pérenniser la profession. 

Dans un monde où la numérisation des échanges croît et les attaques informatiques constituent de véritables menaces pour les organisations, former et/ou recruter des experts compétents dans le domaine s’avère primordial. Au sein des métiers de la cybersécurité se déclinent plusieurs familles de professions. Parmi elles, la gestion de la sécurité de l’entreprise et le pilotage des projets liés à celle-ci, à laquelle appartient notamment le responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI). Rôle, missions et compétences : nous faisons le point sur le poste de responsable des systèmes d’information.

Le RSSI, qu’est-ce que c’est ?

Expert en sécurité de l’information, le responsable de la sécurité des systèmes d’information est employé pour s’occuper du pilotage de la démarche de cybersécurité au sein d’une entreprise. Il prend ainsi le temps d’évaluer la vulnérabilité du système d’information pour ensuite aboutir à la définition d’une politique de sécurité adaptée aux besoins et à la taille de l’organisation.

De la prévention à la protection en passant par la résilience et la remédiation, il s’impose comme véritable architecte de la sécurité des systèmes d’information d’une entreprise puisqu’en plus d’en déterminer les objectifs et solutions, il veille à la bonne application de la politique de sécurité.

Fort de ses rôles opérationnels et de conseil, le rôle du RSSI s’est progressivement développé : il s’assure ainsi de la mise en place des différentes stratégies de sécurité tout en informant et/ou formant sa hiérarchie et ses équipes quant aux différents risques relatifs à la sécurité informatique de l’organisation.

Les missions du responsable de la sécurité des systèmes d’information

Poste stratégique au sein d’une entreprise (grande entreprise, TPE ou PME), le responsable de la sécurité des systèmes d’information gère des tâches variées, essentielles au bon fonctionnement de la politique de sécurité des SI.

Les tâches génériques du RSSI

La première mission du RSSI consiste à identifier les enjeux et les risques en matière de cybersécurité. Ainsi, il :

  • Détermine les axes et les objectifs stratégiques qu’il fait valider par la direction compétente ; 
  • Définit un plan d’actions annuel ou pluriannuel ; 
  • Maintient et adapte la politique de sécurité des systèmes d’information avec les acteurs concernés ;
  • Définit une politique d’investissement en fonction des objectifs prédéterminés ;
  • Contribue à définir et animer l’organisation de la cybersécurité ;
  • Effectue de la veille technologique pour suivre l’évolution des risques au sein de son secteur.

Le RSSI veille également à la protection de l’entreprise, puisqu’il :

  • Définit les actions organisationnelles et techniques à mettre en place pour atteindre les objectifs de cybersécurité ; 
  • Offre un support à ces actions via une assistance technique et méthodologique et des outils et services de sécurité ;
  • Diffuse une culture SSI et assure la promotion des chartes de sécurité informatique ;
  • Réalise des audits périodiques et des contrôles pour évaluer le niveau de sécurité de l’entreprise ;
  • Contrôle la bonne application des politiques de sécurité des SI dans l’entreprise, mais aussi vis-à-vis des tiers ;
  • Répond aux sollicitations des clients de l’entreprise quant aux questions de sécurité.

À cela s’ajoute une mission de détection, consistant à instaurer un Centre des Opérations de Sécurité et à prendre les mesures organisationnelles et techniques nécessaires pour surveiller l’ensemble des événements de sécurité, relever les incidents et réagir efficacement aux potentielles attaques. 

Le RSSI est naturellement chargé de répondre aux problèmes de sécurité des SI en s’assurant du bon fonctionnement du dispositif de gestion de crise de sécurité et en contribuant à son pilotage.

Par ailleurs, il assure la continuité des opérations de l’entreprise en :

  • Mettant en place des plans de continuité et de reprise informatique, en lien avec le PCA et le PRA ;
  • Proposant un plan de cyber-résilience.

Si le RSSI joue un rôle de conseiller envers sa hiérarchie, il doit aussi lui rendre compte de ses actions quant au niveau de couverture des risques de sécurité SI tout en jouant un rôle de représentant auprès des autorités de régulation.

Les tâches du RSSI au sein d’une PME ou TPE

En fonction de l’activité, le RSSI ne constitue pas toujours un poste dédié au sein d’une PME ou d’une TPE. Dans ce cas, le DSI, le responsable informatique ou encore un exploitant peut se charger de missions plus ajustées à la taille du réseau de l’entreprise.

Ce professionnel se charge ainsi d’identifier les risques de sécurité et de définir la politique de sécurité des systèmes d’information. Il s’assure de la protection de l’organisation en :

  • Définissant, déployant et assurant le fonctionnement des actions organisationnelles et techniques de sécurité ;
  • S’assurant de la mise en place sécurisée des projets ; 
  • Veillant à la bonne application des règles de sécurité et pilotant les audits de sécurité sur le SI ; 
  • Paramétrant et administrant les outils de sécurité ;
  • Diffusant et sensibilisant les décideurs à la culture SSI.

Là aussi, il se charge de détecter et piloter la gestion des incidents et crises de sécurité tout en instaurant un plan de continuité informatique.

Enfin, le responsable de ces missions est tenu d’une tâche de reporting : il rend compte de l’état des actions de sécurité menées et mobilise des expertises extérieures en cas de besoin.

Les compétences du responsable de sécurité SI

Le métier de responsable de sécurité des systèmes d’information est un poste nécessitant généralement un bac +5 ainsi qu’une spécialisation en cybersécurité. Une expérience professionnelle supérieure à 5 ans dans le domaine est, par ailleurs, souvent nécessaire puisque le RSSI requiert de multiples compétences techniques et humaines.

Au niveau technique, le responsable de sécurité SI doit :

  • Disposer d’une bonne connaissance des enjeux, du fonctionnement et de l’organisation de l’entreprise ; 
  • Connaître les systèmes d’information, leurs principes d’architecture et leurs interfaces ;
  • Maîtriser les fondamentaux dans les principaux domaines de la SSI et comprendre les menaces liées à la cybersécurité ;
  • Connaître les technologies et les outils de sécurité afin de pouvoir construire une stratégie adaptée ; 
  • Disposer de connaissances juridiques en matière de droit informatique et de protection des données et de connaissances des normes et standards dans le domaine de la sécurité.

En ce qui concernent les soft skills, la capacité d’influence, le management d’équipe, le sens de l’intérêt général, la gestion de la pression et des situations de crise, l’adaptabilité et la compréhension des enjeux métiers ou encore la capacité à animer des équipes transverses sont autant de compétences comportementales qui lui permettront de mener à bien ses missions.

Depuis quelques années, le rôle du RSSI, c’est-à-dire du responsable de la sécurité des systèmes d’information, n’a pas cessé de s’étendre au sein des organisations privées et des institutions publiques. Plusieurs raisons se cachent derrière ce changement de dynamique, telles que l’augmentation des menaces à travers le monde : une situation d’autant plus vraie en 2025 du fait des conflits géopolitiques et du développement de l’intelligence artificielle (IA). Aujourd’hui, le RSSI revêt par conséquent plusieurs casquettes, faisant de lui un acteur incontournable de la cybersécurité. Pour en savoir plus, découvrez dès maintenant les 6 missions essentielles du RSSI en 2025 avec Calliope !

1 – Identifier les besoins en matière de sécurité et évaluer les risques

Attaques DDoS, phishing, logiciels malveillants… Les cyberattaques n’ont jamais été aussi variées et sophistiquées qu’aujourd’hui. Les RSSI font par conséquent face à une demande accrue de la part des organisations, qui n’hésitent désormais plus à faire appel à leur expertise pour se protéger. 

Lorsqu’un RSSI rejoint une entreprise, il doit d’abord mettre en place un processus de sécurité sur mesure. Pour cela, ce professionnel commence généralement par prendre le temps d’identifier les vulnérabilités informatiques actuelles (logiciel, système d’exploitation, réseau, etc.) afin d’anticiper au mieux de potentielles attaques. À partir de plusieurs analyses et tests, le RSSI évalue ainsi le niveau de risque, les dangers ou encore les faiblesses de l’organisation en termes de sécurité.

2 – Définir une politique de sécurité des systèmes d’information

À partir de ses premières analyses, le RSSI doit ensuite définir une politique de sécurité des systèmes d’information (PSSI), avant de la mettre à jour régulièrement. À réaliser en conformité avec les dernières réglementations en vigueur, ce document formel de référence doit notamment permettre de fixer un cap en termes de cybersécurité. 

Par exemple, le PSSI doit lister les bonnes pratiques à adopter, mettre en avant un plan d’actions pour éviter certains dangers identifiés en amont (fuite d’informations, etc.) et préciser les responsabilités de chacun au sein de l’organisation.

À faire approuver par la direction, ce document a pour but de maintenir un bon niveau de sécurité sur le long terme et d’identifier tous les enjeux liés à la cybersécurité. Pour être en mesure de rédiger ce PSSI dans les règles, il faut bien prendre en compte le fonctionnement de l’organisation, ainsi que ses spécificités (protocoles déjà en place, outils utilisés, etc.).

3 – Sensibiliser aux enjeux de sécurité : conseil et assistance

Bien que les cyberattaques soient plus fréquentes de nos jours, beaucoup de professionnels n’en maîtrisent pas les fondamentaux et sous-estiment par ailleurs certains risques. Sachant cela, le RSSI doit par conséquent prendre le temps de les sensibiliser sur le sujet. 

Aujourd’hui, il est essentiel d’éduquer les collaborateurs sur la sécurité informatique pour que chacun puisse savoir comment agir et réagir. Pour ce faire, le RSSI peut travailler en collaboration avec le service communication de l’entreprise. Ces professionnels pourront plus facilement transmettre les bons messages, avec des techniques appropriées (vidéos, affiches, e-learning, etc.). En parallèle, des formations pourront être mises en place par le RSSI dans le but de sensibiliser les collaborateurs à la cybersécurité.

4 – Déployer des outils de sécurité adaptés

Pour protéger l’entreprise, le RSSI doit par ailleurs déployer des outils de sécurité adaptés aux besoins réels de la société. Afin de contrer au mieux les ransomware ou encore les attaques par DDoS, il peut utiliser ses ressources pour installer des antivirus, des logiciels de protection ou encore des protocoles de chiffrement. 

Il faut savoir que le RSSI ne se contente pas de choisir des solutions de sécurité pour l’organisation puisqu’il accompagne aussi leur prise en main dans l’entreprise. En parallèle, il garde un œil sur les infrastructures de sécurité déjà en place.

5 – S’assurer de la bonne application des règles de sécurité

Rédaction d’un plan d’actions, sensibilisation aux enjeux de la cybersécurité, mise en place d’outils de sécurité adaptés à l’entreprise… Afin que ce travail puisse véritablement avoir du sens, le RSSI doit également s’assurer que les règles définies en amont sont bien respectées par tous les collaborateurs. 

Dans un premier temps, ce professionnel peut réaliser des audits de sécurité et des tests sur site pour en savoir plus. En parallèle, il doit aussi prévoir des temps d’échanges avec les différents services de l’organisation pour voir comment ceux-ci procèdent, mais aussi pour leur rappeler pourquoi ces règles de sécurité informatique sont si importantes. Une bonne communication est essentielle dans ce cadre-là. 

6 – Réaliser une veille technologique en cybersécurité

Pour finir, le responsable de la sécurité des systèmes d’information ne doit pas s’isoler des nouveautés informatiques et des dernières actualités liées à la cybersécurité au cours de sa carrière. Au contraire, ce professionnel doit réaliser une veille technologique constante dans ce domaine. 

Cette septième mission est incontournable puisque c’est ce qui permet au RSSI de rester à jour sur les nouvelles réglementations en vigueur, de garder un œil sur les outils innovants ou encore de connaître les dernières menaces informatiques à la mode. En ayant une bonne connaissance du monde qui l’entoure (conformités, cyberattaques, etc.), le RSSI pourra plus facilement prendre les décisions les plus efficaces et garantir ainsi la sécurité de la société qui l’emploie. La veille technologique est par conséquent une tâche incontournable.

Évaluer les risques, définir une politique de sécurité adaptée, surveiller la bonne application des règles, informer et former… En 2025, le RSSI occupe une place importante au sein des organisations, comme nous pouvons le constater à travers ces 6 missions essentielles !

Missionné de protéger les données d’une entreprise, le RSSI (Responsable Sécurité des Systèmes d’Information) est chargé de la sécurité d’une partie ou de l’intégralité des systèmes informatiques. Évaluation des risques, prévention des menaces et des cyberattaques, étude des procédures de sécurité, conseil ou encore sensibilisation auprès des collaborateurs font partie des principales missions rattachées à ce poste. Si le RSSI peut être recruté en interne, il est également possible (et fréquent) d’externaliser ce type de fonction. Afin de garantir la réussite du projet, plusieurs questions sont à poser en amont. 

1-Pourquoi externaliser la fonction RSSI ?

Dans de nombreux secteurs d’activité, la présence et l’expertise d’un responsable des SI sont essentielles pour faire face à des menaces de plus en plus nombreuses. L’externalisation de cette fonction présente de multiples avantages, parmi lesquels : 

  • Des coûts nettement réduits, puisque seuls les services réalisés sont rémunérés ; l’entreprise n’engage pas de dépenses liées aux charges et aux prestations sociales. Externaliser la fonction RSSI est donc idéal pour les petites structures de type PME.
  • L’impartialité d’un regard extérieur : un RSSI externe analyse la politique de sécurité de manière plus objective, ce qui facilite la prise de décision et offre une approche plus éclairée sur les processus réellement adaptés à l’organisation.
  • Une plus grande flexibilité : confier la sécurité des SI à un prestataire extérieur permet de profiter de services entièrement adaptés aux besoins spécifiques de l’entreprise.

2- Quel sera le rôle du RSSI au sein de l’entreprise ?

Le rôle d’un RSSI externalisé est semblable à celui d’un RSSI interne. Grâce à des compétences techniques et juridiques et à d’excellentes notions en communication, il est en capacité d’assurer des missions d’accompagnement sur divers aspects : sensibilisation et compréhension des enjeux, orientation vers des processus de sécurité adaptés, interaction avec la direction, formation des collaborateurs.

3- Quels sont les besoins de l’entreprise ?

Procédures de mises à jour logicielles, mesures de cryptologie, analyse des risques et réponse aux menaces, rédaction d’une PSSI (Politique de Sécurité des Systèmes d’Information)… Le RSSI peut mettre en place un large panel d’actions destinées à renforcer la sécurité de vos systèmes d’information. Pour que celles-ci soient adaptées aux besoins de l’entreprise, mais également à sa taille, à son secteur d’activité et à ses enjeux, un audit est nécessaire en amont de la démarche.

4- L’entreprise dispose-t-elle des ressources nécessaires pour assurer la SSI ?

Depuis quelques années, les risques et les menaces liés à la sécurité des systèmes d’information se sont considérablement diversifiés. Afin d’y faire face efficacement, l’entreprise doit faire un état des lieux des compétences et des ressources dont elle dispose : capacité de récupération des données, évolution des pratiques, réactivité… Si l’organisation n’est pas suffisamment armée, l’intervention d’un RSSI externe peut s’avérer nécessaire.

5- Quel est le coût réel du SI de l’entreprise ?

Pour de nombreuses sociétés, la question financière demeure une problématique fondamentale. Avant d’envisager l’externalisation de la fonction RSSI, il est indispensable de calculer le coût de l’ensemble des frais liés au SI interne, puis de le comparer au coût d’un prestataire externe. 

6- Quels KPI définir ?

Les KPI (Key Performance Indicators) sont des outils incontournables pour prendre des décisions stratégiques et évaluer la pertinence et l’efficacité des actions mises en place. Définir et suivre des indicateurs de performance adaptés aux enjeux de l’entreprise permet de suivre une ligne directrice relative au projet d’externalisation, et de mieux piloter les actions du prestataire RSSI. Dans cette branche spécifique de la cybersécurité, des KPI comme la conformité aux normes de sécurité, le temps de réponse aux incidents, la gestion des incidents ou encore la réactivité face aux nouvelles menaces peuvent être choisis. 

7- Quels avantages pour la gestion des risques ?

Externaliser sa fonction RSSI doit apporter une plus-value à l’entreprise. Comme évoqué plus haut, le prestataire RSSI est en mesure de détecter des failles non repérées auparavant grâce à un recul plus important et à une vision plus globale de la structure. Il n’est pas impliqué dans de potentiels conflits internes, et peut ainsi prévenir un plus grand nombre de risques et garantir une meilleure protection.

8- Comment intégrer les collaborateurs de l’entreprise ?

Les salariés étant les premiers utilisateurs des outils SI, la décision d’externaliser la fonction RSSI doit être prise de manière collective. Il s’agit donc de les associer à la réflexion autour du projet afin de faciliter leur adhésion. Une personne ou une équipe expertes peuvent, par exemple, être désignées pour piloter l’externalisation et contribuer au développement d’autres activités de l’entreprise. 

9- Comment évaluer la qualité du prestataire ?

Afin de garantir la réussite d’un projet d’externalisation de la fonction RSSI, il faut bien évidemment vérifier la réputation et la solidité de l’activité du futur prestataire. Le label France Cybersecurity atteste de la qualité des solutions françaises de sécurité informatique, tout comme les qualifications attribuées par l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information). Deux types d’évaluation permettent de sélectionner un produit fiable : 

  • La Certification de sécurité de premier niveau.
  • La Certification selon les critères communs. 

L’ANSSI délivre par ailleurs des qualifications aux prestataires de confiance.

10- Comment tirer parti de l’externalisation de la fonction RSSI ?

Confier sa SSI à un prestataire externe ne signifie pas perdre le contrôle de la fonction. Il s’agit au contraire d’une occasion parfaite pour profiter d’avantages plus larges comme :

  • La formation et l’augmentation des compétences des équipes, qui mènent à une plus grande autonomie dans le champ de la cybersécurité.
  • Un gain de temps supplémentaire pour développer d’autres activités de l’entreprise.
  • La possibilité de profiter des derniers outils et avancées dans le domaine de la cybersécurité sans surcoût d’intégration et de formation en interne.

En fonction de vos possibilités et de vos besoins, il peut être judicieux de recourir à un prestataire extérieur pour assurer la fonction RSSI de votre entreprise. Ces dix questions vous permettent de faire le point avant de vous lancer !